Paris contre Saclay : la bataille des campus a commencé
2 mars 2011 Poster un commentaire
De Clarisse Jay, pour la Tribune
Bertrand Delanoë lance une consultation sur l’aménagement du "campus" de la capitale. La mairie de Paris promeut le concept d’un "grand quartier latin" qu’elle souhaite plus attractif pour les 600.000 étudiants franciliens que le modèle américain défendu par l’Etat sur le plateau de Saclay.
La Ville de Paris a décidé de mettre en avant son action pour ses campus universitaires face à la politique gouvernementale. Un comité de pilotage va être créé avec les quatre pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) parisiens (Sorbonne Universités, Sorbonne Paris Cité, Hesam et Paris Sciences et Lettres-Quartier latin) et une consultation sur l’aménagement du "campus de Paris" va être lancée, a annoncé hier la municipalité. Un architecte-urbaniste, aidé par une "équipe pluridisciplinaire" doit être désigné au deuxième trimestre 2011 dans le cadre d’un appel d’offres afin de mener une "mission globale de définition et de proposition d’interventions dans l’espace public valorisant Paris comme Ville Université".
En plus : Paris veut mettre en lumière ses campus universitaires du Quartier latin, Le Point, Lire
(…) Chaque semaine, « Sud Ouest » fait intervenir deux spécialistes sur une question urbanistique.
Le Grand Paris fut une des premières promesses de Nicolas Sarkozy. Dès juin 2007, il évoquait la nécessité d’une organisation de la région parisienne. Ce faisant, il empruntait un chemin dégagé quelques années plus tôt par la gauche parisienne.
Thierry Paquot était un des invités majeurs du festival "Image de ville". Âgé de 58 ans, il enseigne la philosophie de l’urbanisme à Paris, Bruxelles et Venise. Conférencier international et membre de plusieurs commissions aux ministères de l’Équipement ou de la Culture, il édite aussi la célébrissime revue Urbanisme et produit une émission sur France Culture. Collaborateur régulier du Monde diplomatique, il en est au 24e livre écrit ou co-écrit dont L’urbanisme c’est notre affaire.
La ville a-t-elle pour mission de nous faire maigrir ? La question peut sembler saugrenue. Elle se pose pourtant avec une insistance croissante, malgré un tabou persistant. La surcharge pondérale est en effet devenue, en quelques décennies, l’une des problématiques majeures de santé publique dans les pays développés (= fortement urbanisés), mais pas uniquement. On comptait ainsi 1,5 milliards d’adultes en surpoids et 500 millions d’obèses en 2008. Les prévisions évoquent jusqu’à 2,3 milliards d’adultes en surpoids et 700 millions d’obèses à l’horizon 2015 (Source : OMS)
« La proximité répond à la demande des consommateurs. La population vieillit, les consommateurs réclament des services, recherchent du lien social et, comme le nombre de personnes par ménages tend à se réduire, les gens sont de moins à moins enclins à aller charger leurs chariots dans des hypers en périphérie », explique Gaëlle Bonnefoy-Cudraz, conseil en urbanisme commercial à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Lyon. « On a observé le déclin des centres-villes entre 1991 et 1996, puis il y a eu une stabilisation avant le retour en grâce », poursuit Bernard Gagnaire, responsable du pôle urbanisme commercial à la CCI. « C’est un mouvement de fond et structurel qui n’est pas perceptible au premier coup d’œil mais qui est durable. »
Nés dans un contexte juridique plutôt confus, les quatre mois de débats publics consacrés au projet Arc Express et Grand Paris représentaient un réel examen de crédibilité pour cette procédure de démocratie participative. Si les commissions des débats publics ont très honorablement répondu aux défis complexes qui leur étaient soumis, beaucoup reste à faire pour la participation des habitants aux projets de transports et d’urbanisme induits par le Grand Paris. (…)
Pour poursuivre le travail d’illustration du blog, j’ai fait appel à un cinéaste pour qu’il nous propose sa vision du phénomène de métropolisation.
Les clubs sportifs dans les zones urbaines sensibles sont-ils des lieux d’intégration et d’éducation privilégiés ? L’expérimentation menée par l’Agence pour l’éducation par le sport fait émerger les conditions à la réussite des projets sociaux des clubs dans ces quartiers. Le sport ne peut pas tout. Le club doit s’inscrire de plain-pied dans son territoire, entre autres auprès des habitants en tenant compte de leurs difficultés. Experts et élus impliqués témoignent.
Jean-Marie Audry dirige la cellule chargée des études sociétales de l’Apur (l’Atelier parisien d’urbanisme); un organisme de recherche chargé de réaliser des analyses sur les évolutions urbaines… Cet ancien professeur d’histoire-géographie a travaillé sur l’habitat et les évolutions démographique dans la capitale. Après cinquante ans de baisse, Paris regagne des habitants.













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