Agitations sur le logement en Ile-de-France… et solutions?

De Sybille Vincendon, pour Grands Paris et petits détours (Blog Libération)

Et si quelque chose bougeait dans la fatalité de l’impossible logement en région parisienne? Depuis vingt ans, le paysage est celui d’une hausse continuelle des prix, d’un éloignement forcé des ménages vers la périphérie et de difficultés qui touchent désormais les classes moyennes.

Voici pourtant que depuis quelques temps, certains politiques esquissent des pistes, assez inattendues pour certaines. Jean-Marie Le Guen, député PS du XIIIème arrondissement, a ainsi publié une "réponse globale à la crise du logement". On y trouve une demande de décentralisation des politiques logement, confiées à "la responsabilité exclusive d’une autorité future du Grand Paris démocratiquement élue". Pas avare de propositions concrètes, l’élu réclame aussi une transformation massive de bureaux en logements, en particulier dans les "quartiers du centre et de l’ouest parisiens (…) aujourd’hui peuplés de cabinets d’avocats, de conseils de gestion, de finances". Pour y parvenir, Jean-Marie Le Guen préconise de modifier le droit de la copropriété et de créer des incitations financières.

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« Comment produire en nombre des logements de qualité ? »« Plus de densité et moins de normes »« Réapprendre le vivre en ville »

SudOuest

(…) Chaque semaine, « Sud Ouest » fait intervenir deux spécialistes sur une question urbanistique.

Comment produire des logements suffisamment nombreux, abordables et de qualité ? Accompagner le développement d’une agglomération millionnaire équilibrée, c’est faire que chacun, quelque soit ses revenus, trouve un logement adapté à ses besoins. Pour cela, le développement de la part des logements locatifs sociaux et de l’accession sociale à la propriété doit être accéléré. Il s’agit non seulement d’assurer une production quantitativement suffisante mais aussi de prendre en compte les impératifs de réduction du coût du logement dans le budget des habitants, la diminution de la taille des ménages et le vieillissement, et enfin d’adapter les logements à de nouveaux usages et comportements. L’enjeu est donc de construire davantage et moins cher. Tout cela sans oublier le stock de logements sociaux existant à entretenir et moderniser pour qu’ils restent appréciés.

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Grand Dijon : l’investissement atteint des records historiques

DeA. Caccivio, pour la Gazette des communes

Le Grand Dijon apparaît totalement épargné par la rigueur financière qui contraint nombre de collectivités à réviser (à la baisse) leurs ambitions. Ses dépenses d’investissement, inscrites au budget principal que les élus ont voté le 16 décembre 2010, croissent de 13% par rapport à 2010 pour atteindre 68,9 millions d’euros. Elles permettent de financer, parmi les grands projets, la construction de logements sociaux (8 millions), la ligne du TGV Rhin-Rhône (4,4 millions) ou encore la rocade baptisée Lino (4,5 millions).

182 millions pour le tramway – Mais c’est surtout au budget annexe des transports qu’apparaît un investissement, majeur, pour la communauté d’agglomération. Près de 182 millions d’euros d’investissements y sont inscrits en 2011 pour financer le tramway. Ils représentent une hausse de 76,4% par rapport au budget annexe 2010 dédié aux transports. Au total, le budget du Grand Dijon s’élève, en 2011, à 438 millions d’euros, contre 335,6 millions en 2010, soit une hausse de 30,5%.

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Sens : la tour de l’Europe va se faire grignoter

De Cindy Bonnaud, pour l’Yonne

La commission de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a validé le projet d’avenant, hier. Le point central : la démolition de la tour du 12-14, prévue courant 2012. (…) Cette fois, c’est sûr. Le suspens est terminé. L’imposante tour du 12-14 avenue de l’Europe, perchée sur sa butte, au coeur des Champs-Plaisants, ne sera plus qu’un tas de gravats l’année prochaine.

La commission de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a pris son temps mais a finalement donné son accord, hier, au projet d’avenant, pour une rallonge de plus de 6 millions d’euros pour la destruction de la tour de l’Europe, la réhabilitation de l’immeuble 16-18 rue Maxime-Courtis et la refonte de l’espace urbain. Le coût de l’ensemble de ces opérations est estimé à près de 10 millions d’euros. « C’est une excellente nouvelle. Nous sommes ravis », confie Daniel Paris, maire (PRG) de Sens, porteur du projet.

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Pénurie de logement en France : quelles solutions ?

De Rodrigues Coutouly, pour Terra Eco

Chronique – Densifier les zones habitées en construisant des bâtiments plus hauts ou augmenter intelligemment les taxes foncières sont quelques unes des pistes à suivre. La Fondation Abbé Pierre vient de publier son rapport sur le mal-logement en France. (…)

Préoccupante, la situation renvoie à la même question, toujours ressassée : que peut-on faire ? Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut augmenter la construction de logements et atteindre au minimum un demi-million par an (on dépasse actuellement les 300 000 par an !). La Fondation Abbé Pierre préconise un million de construction par an. La gauche réclame une politique de l’Etat volontariste avec des constructions de logements sociaux, le gouvernement préfère développer l’accession à la propriété. Ce débat idéologique inutile se heurte à une réalité : la pénurie de foncier. Aucune politique, ni libérale, ni volontaire, ne pourra la résorber. Ce manque de terrains à une conséquence redoutable pour toutes les politiques du logement : elle accroît les prix de manière vertigineuse.

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L’idée d’un syndicat du logement en Ile-de-France fait son chemin

De Jean-Noël Escudié, pour Localtis

A l’occasion de la présentation du rapport de la Fondation Abbé-Pierre (voir notre article ci-contre du 1er février 2011), Jean-Paul Huchon a confirmé l’engagement de la région Ile-de-France en faveur de la création d’un syndicat du logement, présenté comme "un espèce de grand organisme commun, un syndicat de communes comprenant la région, un peu comme le Stif [syndicat des transports d'Ile-de-France, ndlr] pour les transports". Selon le président du conseil régional, la question est en cours de discussion au sein de l’association Paris Métropole, qui compte désormais 170 maires de tous bords. Face à la très grande dispersion des acteurs, la création d’un tel syndicat permettrait de se "mettre ensemble pour traiter cette cause nationale", mais aussi de mettre en commun un certain nombre de financements.

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Apparu : "La mixité, ce n’est pas 70 % de logements sociaux"

Propos receuillis âr Léo Monegier, pour la Vie Immo

Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, doit présenter lundi 31 janvier la feuille de route logement et urbanisme pour 2011. Pour LaVieImmo.com, il fait un état des lieux du logement en France. Et si le ministre dépeint l’année 2010 comme une année de production record pour le logement social, il concède que des efforts restent à faire, notamment en ce qui concerne l’éco-prêt ou encore la mixité sociale.

Le niveau de production de logement social arrive à un niveau record en 2010. Or, vous en convenez, il y a un délai de 4 à 5 ans entre le financement et la mise en service des logements. Que répondez-vous à l’association DAL, qui demande de la transparence quant à « la traçabilité des financements pour savoir avec quels budgets ont été réalisés les logements sociaux livrés, et leur nature » ? Benoist Apparu : La traçabilité de ces financements est assurée par les systèmes d’information des services de l’Etat. Les résultats sont diffusés par le CGDD [Commissariat général au développement durable, NDLR] et la Commission des comptes du logement. Mais honnêtement, plutôt que de jeter inutilement de la suspicion et de chercher systématiquement à s’opposer, certains acteurs du logement devraient se réjouir des résultats historiques obtenus en 2010, car ils sont essentiels pour les français. Enfin, je tiens à souligner que ce niveau record de financement est le fruit de la mobilisation de tous : des bailleurs sociaux, des collectivités locales comme de l’Etat.

Comment parvenir à de la mixité sociale sans arriver à des communes saturées en parc HLM, vecteur d’inégalités ? Benoist Apparu : J’ai une vision claire de la mixité sociale et celle-ci ne consiste pas à créer des ghettos et à mettre tout le monde sous le même toit social.

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Les intercommunalités en font toujours plus pour l’habitat

De Hélène Lemesle, pour Localtis

La politique de l’habitat est une compétence d’Etat. Pourtant, ces dernières années, les collectivités territoriales ont investi de plus en plus cette politique publique. Mais comment mesurer cet effort ? Sur quoi porte-t-il précisément? Après s’être penchée sur le rôle des départements l’an dernier, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) vient de publier avec l’Assemblée des communautés de France (AdCF) une étude portant sur les interventions des communautés urbaines et d’agglomération dans les politiques de l’habitat. Ce travail est fondé sur l’exploitation de questionnaires envoyés aux 188 communautés de France métropolitaine (taux de réponse 47%).

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La Fondation Abbé Pierre présente ses propositions contre la crise du logement

De Adrien Pouthier, pour le Moniteur

La Fondation Abbé Pierre a publié mardi 1er février son 16e rapport annuel sur le mal-logement. Plus de 8 millions de personnes sont concernées à des degrés divers, dont plus de 3,6 millions sont mal logées voire sans domicile. Parmi elles, des ménages jusqu’à présent épargnés, y compris des propriétaires. La Fondation propose "quatre mots d’ordres et vingt chantiers de réflexion" pour lutter plus efficacement contre cette situation.

Lundi 31 janvier, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu son secrétaire d’Etat au Logement, se félicitaient : 350.000 mises en chantier dont plus de 131.500 logements sociaux ont été financés en 2010, niveau "jamais atteint depuis 30 ans", et 37,4 milliards d’euros ont été mobilisés en faveur du logement en 2009, dont les deux tiers à la charge de l’Etat, soit 1,96% du PIB (produit intérieur brut), "un record depuis 1986".

Mardi 1er février, la Fondation Abbé Pierre leur a répondu : la crise du logement touche désormais selon elle un Français sur huit. Selon son 16e rapport annuel, plus de 8 millions de personnes sont concernées à des degrés divers, dont plus de 3,6 millions sont mal logées voire sans domicile. Parmi elles, des ménages jusqu’à présent épargnés, y compris des propriétaires. Et ce sont "environ 500.000 logements par an qu’il faudrait produire pendant plusieurs années" pour absorber la demande, alors que le nombre de mises en chantier globales ne cesse de diminuer depuis 2007.

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Logement et urbanisme : le "verdissement" en tête des chantiers 2011

De Anne Lenormand, pour Localtis

Les mécanismes de "verdissement" du logement étant en place, c’est maintenant au tour de l’urbanisme d’être repeint aux couleurs du Grenelle de l’environnement. Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu en ont fait l’un de leurs leitmotiv en présentant ce 31 janvier la "feuille de route 2011" du gouvernement en matière de logement et d’urbanisme. La ministre de l’Ecologie et le secrétaire d’Etat chargé du logement ont commencé par rappeler l’ampleur de l’effort public en faveur du logement : 131.509 logements sociaux financés en 2010, dont 33% dans les zones tendues et 37,4 milliards d’euros (près de 2% du PIB) consacrés au logement, "un niveau jamais atteint depuis plus de 20 ans", ont-ils martelé. "Depuis 1986, jamais les pouvoirs publics n’ont autant investi dans le logement", a souligné Benoist Apparu. Les efforts seront maintenus en 2011, a-t-il assuré, pointant la nécessité de "territorialiser" au mieux l’offre de logements pour traiter les zones les plus tendues.

L’un des chantiers majeurs de l’année sera l’aboutissement de la démarche "urbanisme de projet" lancée en juin 2010 avec la mise en place de quatre groupes de travail chargés notamment de réfléchir à des mesures levant les freins à la construction et favorisant la mobilisation du foncier.

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Lille : Logement, aménagement, urbanisme… la métropole maintient le cap

Lille Métropole

Préalablement à la tenue du Conseil de communauté du vendredi 28 janvier, Gérard Caudron, Premier vice-président en charge du logement, Michel-François Delannoy, Premier vice-président au développement économique et René Vandierendonck, Premier vice-président délégué à l’urbanisme, à l’aménagement et à la ville renouvelée ont réaffirmé les engagements de Lille Métropole dans la construction de logements sociaux et dans l’aménagement du vaste site de l’Union.

« Si Lille Métropole doit être jugée, c’est sur les logements sociaux et pas sur les logements privés ! » a insisté Gérard Caudron, Premier vice-président en charge du logement, rappelant que les objectifs pris par la Communauté urbaine dans ce domaine avaient été atteints. La délibération cadre votée en 2008 fixait, en effet, la construction de 6 000 logements par an, dont 2 000 logements locatifs sociaux. En 2009 et 2010, Lille Métropole en a financé respectivement 2097 et 2060, soit une production deux fois plus importante que celle enregistrée entre les années 2000 et 2007. En 2010, ce ne sont pas moins de 17 M€ que la Communauté urbaine a engagés dans le soutien à la construction de logements sociaux.

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Construction de logement : Bilan 2010 positif

De V.G., pour le Nouvel Obs’ Immobilier

Les permis de construire ont augmenté en 2010 de 15 % selon le ministère du Développement durable.

Le ministère du Développement durable vient de publier le bilan des chiffres du secteur de la construction de logements en France pour 2010. Alors que les promoteurs et les constructeurs de maisons individuelles avaient stoppé bon nombre de chantiers après la crise, le secteur s’est repris et à recommencer à produire des logements, soutenu par le dispositif Pass Foncier et surtout par le dispositif d’investissement locatif Scellier : l’an dernier, les investisseurs en quête de défiscalisation ont représenté jusqu’à 70 % des acquéreurs de logements neufs, loin devant les primo-accédants pourtant bénéficiaires d’un montant de prêt à taux zéro doublé. Les projets ont donc redémarré : un peu plus de 450 000 logements ont été autorisés à construire en France sur l’ensemble de l’année 2010,

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Livret A : une ressource essentielle pour le financement des missions d’intérêt général et pour le développement des territoires

De Olivier Crépin, pour Stratégies territoriales

Depuis qu’en 2008 la loi a ouvert la distribution du livret A à tous les établissements bancaires, l’épargne collectée n’est plus entièrement centralisée à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Un décret provisoire a fixé la centralisation à hauteur de 160 milliards d’euros, c’est-à-dire environ 70% à l’époque. Le décret définitif doit être pris avant le 30 septembre 2011. La réforme de 2008 a en effet permis aux banques de prêter directement une partie de l’épargne collectée et le taux de centralisation à la CDC est désormais fixé par décret, dans des conditions précisées par la loi.

En raison du rôle déterminant que le livret A assure dans le financement des politiques publiques et des missions d’intérêt général, l’AdCF a demandé au début de l’année que soit préservée l’affectation principale de sa collecte à la Caisse des dépôts et Consignations. Les compétences et projets des communautés sont fortement concernés par l’avenir de cette ressource: logement, infrastructures de transport, programmes de développement économique local.

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Benoist Apparu sur Europe1 : logement social, crise du foncier et taxe sur la résidence principale

De Alex Guinet, pour Diagnostic et Expertise

Chiffres record du logement social, recherche de nouveaux espaces fonciers et indécision quant à la taxation de la résidence principale, voilà les principaux thèmes abordés ce matin par le secrétaire d’Etat au Logement au micro d’Europe1. Invité de la matinale d’Europe1 ce jeudi 20 janvier 2011, Benoist Apparu était venu présenter les chiffres record enregistrés par le logement social en 2010. Interrogé par Marc-Olivier Fogiel, le secrétaire d’Etat au Logement est également revenu sur la question du manque de terrains et sur la possible taxation sur la plus-value des résidences principales.

Le logement social bat des records : La création de logements sociaux ne s’est jamais aussi bien portée a expliqué Benoist Apparu : « entre 1978 et 2003, droite, gauche, confondues, on en faisait 50.000 par an. Depuis 2004, on en fait 100.000 par an. Et cette année, 131.500 (précisément 131.509) ». C’est avec fierté et le sentiment du devoir accompli que le secrétaire d’Etat était venu exposer un chiffre encore jamais atteint depuis plus de 30 ans. Sur la question des 20% de logements sociaux que la loi SRU impose à toutes les communes de plus de 3.500 habitants, Benoist Apparu concède certes que certaines villes ne respectent pas encore ce quota mais préfère exposer une vision d’ensemble de la situation. « On aurait dû en faire 60.000, on en a fait 90.000 dans les villes concernées. Donc globalement, on en fait beaucoup plus que prévu sur le quota de 20% », précise-t-il ainsi.

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Reconnaître l’habitat informel dans les DOM pour mieux le résorber

De  Jean-Noël Escadié, pour Localtis

La commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a adopté le 12 janvier 2011 la proposition de loi portant dispositions particulières relatives à l’habitat informel et à la lutte contre l’habitat indigne dans les départements et régions d’outre-mer. Le bon accueil réservé à cette proposition – déposée par le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche -, avant son examen en première lecture le 27 janvier, laisse augurer une possible adoption par le Parlement. Il est vrai que le texte est très consensuel. Il est en effet issu du rapport remis à l’automne dernier aux ministres de l’Intérieur, du Logement et de la Santé par Serge Letchimy sur la résorption de l’habitat insalubre et indigne dans les DOM. Dans ce document, le député (PS) et président du conseil régional de la Martinique, urbaniste de profession, estimait que "le droit constitutionnel à un logement décent n’existe pas dans les DOM" et formulait quatorze propositions. Une bonne part d’entre elles se retrouvent aujourd’hui dans la proposition de loi, dont Serge Letchimy est le rapporteur pour la commission des affaires économiques de l’Assemblée.

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Logements : les quartiers de Marseille où il reste du terrain pour construire

De Laurent Léonard, pour la Provence

Capelette, Sainte-Marthe, Joliette, Arenc, Rouet…La ville ne manque pas d’espace pour grandir. Non, il n’y a pas de pénurie de foncier à Marseille. La ville, qui regagne des habitants depuis quelques années, peut envisager à court terme de s’étendre et se densifier encore davantage. "Depuis 2000, ce sont 30000 logements de plus qui ont été construits, 40000 emplois qui ont été créés et 55000 nouveaux habitants qui se sont installés à Marseille", se réjouit le maire (UMP) Jean-Claude Gaudin. Malgré la crise, les constructions d’immeubles de logements collectifs se poursuivent.

Mais pas partout. Les réserves de foncier, bien réelles, ne sont pas uniformément réparties dans la cité phocéenne. "Depuis 200 ans, la ville s’est constituée sur ses quartiers centraux, du 1er au 7 e arrondissement , explique Jérôme Masclaux, responsable du pôle aménagement et urbanisme à l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise. Là, il n’y a plus beaucoup de marges, car on doit réserver des espaces de respiration. Encore qu’un projet comme Euroméditerranée démontre qu’avec une ambition et une volonté politiques, on peut intensifier du foncier déjà utilisé, en montant les étages, en dépolluant, en reconstruisant".

Des opérations ponctuelles sont également possibles dans le centre, sur des "dents creuses", ces immeubles très dégradés qu’on peut démolir. Mais le plus gros du foncier encore disponible se trouve en périphérie, du 8e au 16e arrondissement. "Les développements urbains à venir vont se situer dans les secteurs nord, nord-est et la façade maritime, précise Jérôme Masclaux.

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