Grenoble, symbole du délire technopoliste
28 février 2011 Poster un commentaire
De Jean Pierre Garnier, pour Marianne2
La « capitale des Alpes » Grenoble, était encore il y a une quarantaine d’années un exemple d’alternative à l’urbanisme technocratique de l’Etat. Selon Jean-Pierre Garnier, la ville iséroise est progressivement devenue un pôle « social-futuriste » totalement déconnecté de ces populations laissées pour compte et de la réalité territoriale.
Il y a bientôt un demi-siècle, Grenoble apparaissait aux yeux des urbanistes, des architectes, des sociologues et de nombre de militants de gauche ralliés aux thèses autogestionnaires comme le berceau prometteur d’un « socialisme à visage urbain». Hubert Dubedout, le maire, et les membres de son équipe, issus pour la plupart des Groupes d’action municipaux et formés par l’Adels, avaient entrepris de faire de la ville un modèle alternatif à l’urbanisme technocratique et fonctionnaliste. Celui-ci constituait alors la règle dans les agglomérations que l’État, relayé par les DDE, s’employait à « aménager » sous le signe de la modernité.
Le Grand Dijon apparaît totalement épargné par la rigueur financière qui contraint nombre de collectivités à réviser (à la baisse) leurs ambitions. Ses dépenses d’investissement, inscrites au budget principal que les élus ont voté le 16 décembre 2010, croissent de 13% par rapport à 2010 pour atteindre 68,9 millions d’euros. Elles permettent de financer, parmi les grands projets, la construction de logements sociaux (8 millions), la ligne du TGV Rhin-Rhône (4,4 millions) ou encore la rocade baptisée Lino (4,5 millions).
Il était impérial… et d’essence franco-allemande. Il se veut plus général et portant sur l’aventure urbaine messine unique en Europe pour être plus conquérant. Le dossier pour un classement de Metz au patrimoine mondial de l’Unesco va s’appuyer sur la métamorphose de la ville entre 1852 et 1940, au confluent des styles, de l’urbanisme et de l’histoire.
Comment le droit protège-t-il le patrimoine architectural et paysager ? C’est la question abordée par le colloque des 10 et 11 février 2011 sur le campus Saint Serge suite à la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, et autour duquel nous vous proposons une sélection de documents. Pour commencer, un article de la revue Environnement (n°10, 2010, p.21), consultable en ligne dans la base Juris-classeur, synthétise l’impact de cette loi sur le droit de l’urbanisme avec en particulier un paragraphe sur la transformation des ZPPAUP en AMVAP. Ensuite, un article de Pascal Planchet (AJDA, 2010, p. 1705, version en ligne ici), intervenant du colloque, qui fait le point sur la place du patrimoine et du paysage dans les AMVAP.
L’Institut régional du patrimoine (Irpa), désormais piloté par une trentaine d’associations, va changer de missions et de méthodes. Objectifs: s’ouvrir au public, décloisonner les approches et développer une action prospective globale.
Le sort de l’ancienne prison Saint-Michel à Toulouse soulève une polémique entre la mairie et la préfecture. L’Etat, propriétaire des lieux, propose de classer une partie du site et de vendre le bâtiment principal à la mairie pour 11,5 millions d’euros. La mairie PS de Toulouse et des associations craignent une opération de spéculation immobilière.
Hier matin, au centre culturel, Horace Lanfranchi, président du conseil général du Var, a tenu une réunion, en présence de nombreuses personnalités, qui avait pour but d’établir les projections d’aménagement du Var d’ici 2030, établies en quatre dossiers : « L’aspect démographique » avec une prévision de 30 % de croissance, soit 250 000 habitants supplémentaires, « L’habitat-foncier » : il faudra plus de 100 000 résidences principales pour accueillir la population concernée, 175 000 ha de foncier à bâtir pour répondre aux besoins. Il faudra aussi étudier les portions de réseau routier, déjà saturées entre le littoral et l’arrière-pays. Sans compter les actifs poussés à migrer vers le haut-Var pour se loger (loyers plus accessibles), « L’agriculture et l’environnement » : les espaces agricoles ont reculé de près de 16 000 ha entre 1988 et 2006, à cause de l’étalement de l’urbanisation, « Les équipements », écoles, collèges, lycées, lits pour personnes âgées etc… à financer. (…)
La capitale bretonne demandait 19 millions d’euros pour contribuer à la remise en état de son centre ancien. Cette exigence est trop importante, a jugé le président de l’Agence nationale de l’habitat mercredi 2 février 2011. Dominique Braye n’a pas entretenu de faux espoirs lors de sa visite à Rennes mercredi 2 février. Le président de l’ANAH a rappelé à Daniel Delaveau, maire (PS) de Rennes et président de Rennes métropole, que cet organisme « n’était pas un puits sans fonds ». Manière de faire comprendre que les demandes de financements exprimées par la capitale bretonne ne pourraient être honorées en l’état.
La France a choisi de proposer à nouveau l’oeuvre de l’architecte Le Corbusier et les paysages des Causses et Cévennes à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a-t-on appris mardi après du ministère de la Culture. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en concertation avec la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a écrit lundi à Rama Yade, nouvelle ambassadrice de France auprès de l’Unesco, afin qu’elle transmette cette proposition gouvernementale à l’agence de l’ONU, a indiqué le ministère interrogé par l’AFP. Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture) doit tenir sa prochaine session en juin à Bahreïn. (…)
Le Sénat a adopté en première lecture, le 26 janvier, la proposition de loi relative au patrimoine monumental de l’Etat. Ce vote intervient quelques jours après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de l’abandon du projet de vente par l’Etat de l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. Le texte adopté par les sénateurs n’a pas subi de changements importants par rapport à la rédaction initiale de la proposition de loi. Son principe directeur – qui s’inspire du rapport du groupe de travail animé par Françoise Férat, sénatrice de la Marne – reste en effet d’instaurer une sorte de "principe de précaution" sur le patrimoine monumental de l’Etat, grâce à une procédure très encadrée et à la création d’un Haut Conseil du patrimoine. Celui-ci sera notamment chargé de se prononcer "sur l’opportunité de transfert à titre gratuit aux collectivités territoriales de monuments historiques classés ou inscrits appartenant à l’Etat".
Pour offrir à Lorient le visage de la modernité, l’architecte Georges Tourry a modifié le plan de la Reconstruction de 1948. Petite visite guidée. L’histoire : Architecte et historien de l’architecture, depuis plus de quinze ans, Dominique Richard travaille sur les archives de Lorient. « Petit à petit, je suis pris pour un spécialiste alors qu’en fait c’est juste une passion », souligne ce grand modeste. Un plan remanié : Après une première conférence menée par Benoît Pouvreau sur « Lorient et le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme », Dominique Richard s’est attelé à présenter la politique d’urbanisme et le plan de la Reconstruction. Devant une cinquantaine d’auditeurs, ce dernier a montré que, contrairement aux plans d’autres villes détruites, celui de Lorient a été remanié bon nombre de fois.
La commission de la culture du Sénat a adopté le 19 janvier 2011 une proposition de loi destinée à encadrer la procédure de transfert des monuments de l’État aux collectivités territoriales et qui tend à définir un principe de précaution applicable à tout transfert de propriété des monuments historiques appartenant à l’État.
Bijou architectural, la bastide, symbole fort de Villefranche, se dégrade. Pas besoin d’être un grand spécialiste de l’urbanisme pour en mesurer les conséquences. Même si cela risque de flétrir son image. Les faits sont là. Ténus. Effets du temps avec une dégradation du bâti, tendant vers une insalubrité d’une partie de l’habitat. Effets liés aux mouvements de populations : baisse démographique, paupérisation de la population, accentuation de l’incivilité, dégradations… (…) en matière urbanistique, une boîte à outils, mise en œuvre de manière partenariale, notamment entre l’État et la commune, existe. Elle ne fera pas tout. Après une première réunion en mai dernier, la sous-préfète ne parlait-elle pas « de renverser cette tendance à la dépréciation et à la dégradation de l’ensemble et sauver le centre-ville historique »…
Long Island City (L.I.C.) est l’exemple parfait du processus de gentrification qui sévit aujourd’hui dans la « Grande Pomme ». Ancienne zone industrielle à la limite sud du Queens délimitée par le Newtown Creek Canal, le Queensboro Bridge, l’East River et l’Hazen Street, L.I.C. est, malgré le ralentissement économique, un petit paradis pour les promoteurs. Comme l’a été Dumbo au début des années 2000, et dans la continuité de Williamsburg et Greenpoint, c’est encore une fois une nouvelle partie des rives est de l’East River qui est annexée par les artistes, les étudiants, suivis plus récemment par les jeunes cadres dynamiques new yorkais.
Il y en a qui se plaignent parce qu’ils entendent pétarader une mobylette sous leur fenêtre, eh bien dites donc, qu’est ce qu’ils auraient dit ceux-là s’ils avaient habité Sedan entre 1877 et 1881 ! A la dynamite qu’ils nous l’ont fait péter la ville. Et ça a duré des années comme ça. Les beaux remparts et les imposants bastions ont fini en miettes, puis en remblai. Remblais sur lesquels nous sommes toujours confortablement installés aujourd’hui. Pourquoi tout ce « remue-ménage » ? Tout simplement parce qu’Auguste Philipotteaux, député-maire de l’époque, avait compris que l’image de « Sedan place forte » avait fait son temps. Depuis que l’artillerie s’était développée, on avait l’air fin avec nos murailles, nos hallebardes et nos chaudrons d’huile bouillante. On venait, du reste, d’en avoir la preuve avec les combats de 1870 et la défaite de Napoléon III ici même.













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