Grenoble, symbole du délire technopoliste

De Jean Pierre Garnier, pour Marianne2

La « capitale des Alpes » Grenoble, était encore il y a une quarantaine d’années un exemple d’alternative à l’urbanisme technocratique de l’Etat. Selon Jean-Pierre Garnier, la ville iséroise est progressivement devenue un pôle « social-futuriste » totalement déconnecté de ces populations laissées pour compte et de la réalité territoriale. 

Il y a bientôt un demi-siècle, Grenoble apparaissait aux yeux des urbanistes, des architectes, des sociologues et de nombre de militants de gauche ralliés aux thèses autogestionnaires comme le berceau prometteur d’un « socialisme à visage urbain». Hubert Dubedout, le maire, et les membres de son équipe, issus pour la plupart des Groupes d’action municipaux et formés par l’Adels, avaient entrepris de faire de la ville un modèle alternatif à l’urbanisme technocratique et fonctionnaliste. Celui-ci constituait alors la règle dans les agglomérations que l’État, relayé par les DDE, s’employait à « aménager » sous le signe de la modernité.

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Grand Dijon : l’investissement atteint des records historiques

DeA. Caccivio, pour la Gazette des communes

Le Grand Dijon apparaît totalement épargné par la rigueur financière qui contraint nombre de collectivités à réviser (à la baisse) leurs ambitions. Ses dépenses d’investissement, inscrites au budget principal que les élus ont voté le 16 décembre 2010, croissent de 13% par rapport à 2010 pour atteindre 68,9 millions d’euros. Elles permettent de financer, parmi les grands projets, la construction de logements sociaux (8 millions), la ligne du TGV Rhin-Rhône (4,4 millions) ou encore la rocade baptisée Lino (4,5 millions).

182 millions pour le tramway – Mais c’est surtout au budget annexe des transports qu’apparaît un investissement, majeur, pour la communauté d’agglomération. Près de 182 millions d’euros d’investissements y sont inscrits en 2011 pour financer le tramway. Ils représentent une hausse de 76,4% par rapport au budget annexe 2010 dédié aux transports. Au total, le budget du Grand Dijon s’élève, en 2011, à 438 millions d’euros, contre 335,6 millions en 2010, soit une hausse de 30,5%.

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Classement de Metz à l’UNESCO : Métamorphose d’une ville… et d’un dossier

De Jean Pierre Jagé, pour la Semaine

Il était impérial… et d’essence franco-allemande. Il se veut plus général et portant sur l’aventure urbaine messine unique en Europe pour être plus conquérant. Le dossier pour un classement de Metz au patrimoine mondial de l’Unesco va s’appuyer sur la métamorphose de la ville entre 1852 et 1940, au confluent des styles, de l’urbanisme et de l’histoire.

Une carte que « Metz seule peut jouer avec cette identité-là » affirment Joseph Abram en charge du dossier et Dominique Gros, mai­re de Metz. Un gage de réussite pour une démarche qui risque néanmoins de durer de 5 à 10 ans. De quoi calmer les impatiences mais aussi entretenir l’espoir.

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Touche pas à mon patrimoine !

Bua’Bloc

Comment le droit protège-t-il le patrimoine architectural et paysager ? C’est la question abordée par le colloque des 10 et 11 février 2011 sur le campus Saint Serge suite à la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, et autour duquel nous vous proposons une sélection de documents. Pour commencer, un article de la revue Environnement (n°10, 2010, p.21), consultable en ligne dans la base Juris-classeur, synthétise l’impact de cette loi sur le droit de l’urbanisme avec en particulier un paragraphe sur la transformation des ZPPAUP en AMVAP. Ensuite, un article de Pascal Planchet (AJDA, 2010, p. 1705, version en ligne ici), intervenant du colloque, qui fait le point sur la place du patrimoine et du paysage dans les AMVAP.

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Bretagne : Institut du patrimoine. Les associations prennent la main

De Alain Le Bloas, pour le Télégramme

L’Institut régional du patrimoine (Irpa), désormais piloté par une trentaine d’associations, va changer de missions et de méthodes. Objectifs: s’ouvrir au public, décloisonner les approches et développer une action prospective globale.

Créé en 1989 par l’État et la Région, l’Irpa était dirigé depuis par ses fondateurs qui lui avaient assigné pour mission d’organiser des formations et qui lui donnaient les moyens de la remplir. Voici un an, le conseil régional et les membres de l’Institut ont engagé, avec la bénédiction de l’État, une réflexion visant à refonder l’organisme. Il s’agissait d’en confier la gestion à un ensemble d’associations opérant dans le domaine du patrimoine, qu’il soit naturel ou environnemental. Dans le même temps, les administrations fondatrices devaient y abandonner tout rôle décisionnaire. Mais conservaient les cordons de la bourse: il ne s’agissait plus de subventionner un fonctionnement mais d’organiser un système d’appel à projets, le financement étant conditionné par l’intérêt du projet et l’atteinte des objectifs.

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Toulouse: polémique sur une ex-prison

De ftv, pour France2

Le sort de l’ancienne prison Saint-Michel à Toulouse soulève une polémique entre la mairie et la préfecture. L’Etat, propriétaire des lieux, propose de classer une partie du site et de vendre le bâtiment principal à la mairie pour 11,5 millions d’euros. La mairie PS de Toulouse et des associations craignent une opération de spéculation immobilière.

La prison Saint-Michel, aux allures extérieures de château-fort, a été construite dans les années 1860. De nombreux résistants y furent détenus et exécutés pendant la Seconde guerre mondiale. "Le 19 août 1944, les femmes des détenus forcent les portes de la prison" et libèrent certains d’entre eux, "un épisode marquant de la libération de la ville", rapporte Wikipédia. Le Monde a raconté l’histoire incroyable d’un ancien détenu qui, en creusant en 1978 un tunnel sous l’établissement pour s’enfuir avec quatre acolytes, avait "rejoint les galeries souterraines aménagées naguère sous les bâtiments" par les nazis. Il "était tombé sur une fosse, encombrée de restes humains", peut-être ceux de résistants tués par l’occupant.

La mairie souhaite racheter l’ensemble pour réaliser un équipement culturel, mais seulement pour une somme de l’ordre d’un million d’euros.

« Un Var choisi et non subi à l’horizon 2030 »

De Y.D., pour Nice Matin

Hier matin, au centre culturel, Horace Lanfranchi, président du conseil général du Var, a tenu une réunion, en présence de nombreuses personnalités, qui avait pour but d’établir les projections d’aménagement du Var d’ici 2030, établies en quatre dossiers : « L’aspect démographique » avec une prévision de 30 % de croissance, soit 250 000 habitants supplémentaires, « L’habitat-foncier » : il faudra plus de 100 000 résidences principales pour accueillir la population concernée, 175 000 ha de foncier à bâtir pour répondre aux besoins. Il faudra aussi étudier les portions de réseau routier, déjà saturées entre le littoral et l’arrière-pays. Sans compter les actifs poussés à migrer vers le haut-Var pour se loger (loyers plus accessibles), « L’agriculture et l’environnement » : les espaces agricoles ont reculé de près de 16 000 ha entre 1988 et 2006, à cause de l’étalement de l’urbanisation, « Les équipements », écoles, collèges, lycées, lits pour personnes âgées etc… à financer. (…)

Nicolas Delbert, chargé de mision au conseil général, a présenté un exposé sur les évolutions à venir, les enjeux d’aménagement prioritaires du département, les choix d’investissements porteurs d’emplois, la préservation de l’identité rurale, et les possibilités de diversification comme l’agritourisme et la production agricole non alimentaire (écoconstruction production d’énergie bio masse, biocarburant, photovoltaïque…)

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Centre ancien: l’ANAH ne peut suivre les attentes de Rennes

De X.Debontribe, pour la Gazette des communes

La capitale bretonne demandait 19 millions d’euros pour contribuer à la remise en état de son centre ancien. Cette exigence est trop importante, a jugé le président de l’Agence nationale de l’habitat mercredi 2 février 2011. Dominique Braye n’a pas entretenu de faux espoirs lors de sa visite à Rennes mercredi 2 février. Le président de l’ANAH a rappelé à Daniel Delaveau, maire (PS) de Rennes et président de Rennes métropole, que cet organisme « n’était pas un puits sans fonds ». Manière de faire comprendre que les demandes de financements exprimées par la capitale bretonne ne pourraient être honorées en l’état.

Nombreux arrêtés de péril ces derniers mois – Rennes doit faire face depuis plusieurs années à une dégradation inquiétante de son centre ancien. Les façades pimpantes des maisons à colombages qui font le charme du quartier historique dissimulent souvent des habitations très dégradées. Et l’état du bâti des immeubles a conduit la municipalité à prendre de nombreux arrêtés de péril ces derniers mois.

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Patrimoine mondial: la France propose à nouveau Le Corbusier

AFP

La France a choisi de proposer à nouveau l’oeuvre de l’architecte Le Corbusier et les paysages des Causses et Cévennes à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a-t-on appris mardi après du ministère de la Culture. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en concertation avec la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a écrit lundi à Rama Yade, nouvelle ambassadrice de France auprès de l’Unesco, afin qu’elle transmette cette proposition gouvernementale à l’agence de l’ONU, a indiqué le ministère interrogé par l’AFP. Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture) doit tenir sa prochaine session en juin à Bahreïn. (…)

La France avait déjà proposé en 2008 Le Corbusier mais le dossier avait été recalé lors de la session du Comité du patrimoine mondial en 2009. La candidature des Causses et Cévennes avait elle aussi déjà été présentée en 2006 et 2009 sans succès.

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Le Sénat adopte le "principe de précaution" sur le patrimoine de l’Etat

De Jean -Noël Escudié, pour Localtis

Le Sénat a adopté en première lecture, le 26 janvier, la proposition de loi relative au patrimoine monumental de l’Etat. Ce vote intervient quelques jours après l’annonce, par Nicolas Sarkozy, de l’abandon du projet de vente par l’Etat de l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. Le texte adopté par les sénateurs n’a pas subi de changements importants par rapport à la rédaction initiale de la proposition de loi. Son principe directeur – qui s’inspire du rapport du groupe de travail animé par Françoise Férat, sénatrice de la Marne – reste en effet d’instaurer une sorte de "principe de précaution" sur le patrimoine monumental de l’Etat, grâce à une procédure très encadrée et à la création d’un Haut Conseil du patrimoine. Celui-ci sera notamment chargé de se prononcer "sur l’opportunité de transfert à titre gratuit aux collectivités territoriales de monuments historiques classés ou inscrits appartenant à l’Etat". 

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Lorient : Comment a été élaborée la Reconstruction ?

Ouest France

Pour offrir à Lorient le visage de la modernité, l’architecte Georges Tourry a modifié le plan de la Reconstruction de 1948. Petite visite guidée. L’histoire : Architecte et historien de l’architecture, depuis plus de quinze ans, Dominique Richard travaille sur les archives de Lorient. « Petit à petit, je suis pris pour un spécialiste alors qu’en fait c’est juste une passion », souligne ce grand modeste. Un plan remanié : Après une première conférence menée par Benoît Pouvreau sur « Lorient et le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme », Dominique Richard s’est attelé à présenter la politique d’urbanisme et le plan de la Reconstruction. Devant une cinquantaine d’auditeurs, ce dernier a montré que, contrairement aux plans d’autres villes détruites, celui de Lorient a été remanié bon nombre de fois.

« Approuvé par le ministère de la Reconstruction de l’Urbanisme en 1946, le plan est modifié durant la décennie 1950 pour laisser place à de nouvelles conceptions urbaines, explique Dominique Richard. Georges Tourry, urbaniste en chef de la reconstruction lorientaise, s’entoure d’une nouvelle génération d’architectes avec la volonté de désenclaver la ville pour l’ouvrir vers l’extérieur.

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Monuments historiques : vers un encadrement de la procédure de transfert de l’Etat aux collectivités

De A., pour l’AFP

La commission de la culture du Sénat a adopté le 19 janvier 2011 une proposition de loi destinée à encadrer la procédure de transfert des monuments de l’État aux collectivités territoriales et qui tend à définir un principe de précaution applicable à tout transfert de propriété des monuments historiques appartenant à l’État.

Cette proposition de loi reprend une série de propositions présentées dans un rapport d’information de Françoise Férat, sénateur de la Marne, qui a été adopté à l’unanimité par la commission de la culture. Elle doit être examinée en séance publique le 26 janvier 2011. Elle traduit ces recommandations qui s’articulent autour de trois objectifs : réactiver le principe de «transférabilité» des monuments appartenant à l’État,  identifier les monuments ayant une vocation culturelle,  et enfin encadrer la procédure de transfert des monuments de l’État aux collectivités territoriales.

Haut conseil du patrimoine - Elle propose la création d’un Haut conseil du patrimoine, composé notamment de  : parlementaires,  de représentants des collectivités territoriales,  personnalités qualifiées.  Il analysera, avant toute vente par l’État de l’un de ses monuments, le caractère transférable et la dimension culturelle de l’immeuble classé ou inscrit. Les prescriptions du Haut conseil du patrimoine en matière culturelle (ouverture au public, diffusion de l’information) s’imposeront à tout propriétaire ou détenteur de droits réels, y compris dans le cadre de baux emphytéotiques administratifs.

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Villefranche-de-Rouergue. Bastide : un cœur de ville à reconquérir

De Jean Paul Couffin, pour la Dépêche du midi

Bijou architectural, la bastide, symbole fort de Villefranche, se dégrade. Pas besoin d’être un grand spécialiste de l’urbanisme pour en mesurer les conséquences. Même si cela risque de flétrir son image. Les faits sont là. Ténus. Effets du temps avec une dégradation du bâti, tendant vers une insalubrité d’une partie de l’habitat. Effets liés aux mouvements de populations : baisse démographique, paupérisation de la population, accentuation de l’incivilité, dégradations… (…) en matière urbanistique, une boîte à outils, mise en œuvre de manière partenariale, notamment entre l’État et la commune, existe. Elle ne fera pas tout. Après une première réunion en mai dernier, la sous-préfète ne parlait-elle pas « de renverser cette tendance à la dépréciation et à la dégradation de l’ensemble et sauver le centre-ville historique »…

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New York alternatif : Long Island City

De Hadrien Bonzon et Solenne Faure, pour Urbamédia

Long Island City (L.I.C.) est l’exemple parfait du processus de gentrification qui sévit aujourd’hui dans la « Grande Pomme ». Ancienne zone industrielle à la limite sud du Queens délimitée par le Newtown Creek Canal, le Queensboro Bridge, l’East River et l’Hazen Street, L.I.C. est, malgré le ralentissement économique, un petit paradis pour les promoteurs. Comme l’a été Dumbo au début des années 2000, et dans la continuité de Williamsburg et Greenpoint, c’est encore une fois une nouvelle partie des rives est de l’East River qui est annexée par les artistes, les étudiants, suivis plus récemment par les jeunes cadres dynamiques new yorkais.

Son potentiel de développement ne pouvait, en effet, pas rester caché très longtemps. L.I.C. est desservie par quatre lignes de métro et une ligne de train permettant d’accéder à Manhattan en 10min. Avec la fermeture des industries dans les années 80, de nombreux terrains sont devenus disponibles et la modification du zoning, dans le même temps, a autorisé une densification de la zone et la construction de logements. Le quartier a vu également l’implantation d’institutions culturelles comme le PS1, annexe du M.O.M.A. (Museum Of Modern Art), et l’ouverture d’une université. Enfin et surtout le quartier propose une des vues des plus incroyables sur les gratte-ciels de Midtown : l’Empire State Building, le Chrysler Building, le siège de l’O.N.U. et le Lipstick Building pour n’en citer que quelques uns.

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Sedan il y a…130 ans Le premier grand chambardement urbain

De O.R., pour l’Ardennais

Il y en a qui se plaignent parce qu’ils entendent pétarader une mobylette sous leur fenêtre, eh bien dites donc, qu’est ce qu’ils auraient dit ceux-là s’ils avaient habité Sedan entre 1877 et 1881 ! A la dynamite qu’ils nous l’ont fait péter la ville. Et ça a duré des années comme ça. Les beaux remparts et les imposants bastions ont fini en miettes, puis en remblai. Remblais sur lesquels nous sommes toujours confortablement installés aujourd’hui. Pourquoi tout ce « remue-ménage » ? Tout simplement parce qu’Auguste Philipotteaux, député-maire de l’époque, avait compris que l’image de « Sedan place forte » avait fait son temps. Depuis que l’artillerie s’était développée, on avait l’air fin avec nos murailles, nos hallebardes et nos chaudrons d’huile bouillante. On venait, du reste, d’en avoir la preuve avec les combats de 1870 et la défaite de Napoléon III ici même.

Auguste souhaitait donc ouvrir la ville vers l’extérieur. Pour ce faire, il s’entoura des compétences de l’urbaniste sedanais Auguste Depaquit. Le maire fit également appel à un photographe pour immortaliser ce qui allait être sans doute le plus grand chambardement urbain de l’histoire de la ville. Des remparts de 34 mètres. Le chantier est tellement gigantesque tant il y a de fortifications à raser qu’il est fait appel à l’armée pour procéder au dynamitage des remparts dont certains s’élèvent jusqu’à 34 mètres.

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1961 : un plan d’urbanisme pour Paris

De André Fontaine  et Henri Gruel

Document de sensibilisation au plan d’urbanisme de Paris. Après un rapide rappel historique de l’évolution urbaine le film présente le constat des déficiences de Paris en matière d’organisation spatiale. En 1961 Paris étouffe. L’urbanisme qui doit concilier des intérêts parfois contradictoires, doit permettre à chacun de mieux vivre. La seconde partie du film développe les projets engagés dans ce sens : résorption des îlots insalubres à Ménilmontant, construction de grands ensembles de Sarcelles, Massy, Antony, implantation d’activités industrielles et de centre d’affaire à Creil, La Défense, Montparnasse, développement des infrastructures de transport.

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