Carcassonne : La population invitée à dessiner le futur visage de la ville
2 mars 2011 Poster un commentaire
De G.R., pour l’Indépendant
"Stopper le développement anarchique de la ville". C’est un des objectifs du Plan local d’urbanisme (PLU), présenté en juin 2010, qui sera adopté en juin 2011. Dix ans après la loi qui officialisait le remplacement du Plan d’occupation des sols (POS) par le PLU, la ville va donc enfin se doter du sien. Il faut dire que le POS, qui date de 1983, avait été révisé pour la dernière fois en 1997 !
Depuis cette date, la ville s’était développée de façon anarchique : lotissements disséminés, résidences fantômes, zone commerciale tentaculaire à l’Ouest, désertification du centre-ville… Les aberrations en matière d’aménagement du territoire sont malheureusement nombreuses. « Qu’on arrête de construire des lotissements de six maisons au milieu des vignes, à 8 km du centre-ville, lance Tamara Rivel, adjointe à l’urbanisme, pour résumer l’esprit du PLU. Comment les gens vont-ils vieillir dans des lieux isolés, sans transports, sans services, sans vie sociale ? »
Les documents d’urbanisme devront intégrer les lois issues du Grenelle de l’environnement. Quelles conséquences peut avoir le Grenelle de l’environnement sur l’urbanisme local ? Telle était la question que se posaient hier près de 150 personnes, techniciens et élus, réunies à la salle de fêtes de Plaintel par le Pays de Saint-Brieuc. Car le Grenelle risque bel et bien de chambouler le fonctionnement des plans locaux d’urbanisme (les Plu) et des schémas de cohérence territoriale (les Scot), ces documents qui règlent l’urbanisme à l’échelle locale.
La loi SRU ne se résume pas à son article 55 ! A l’occasion du dixième anniversaire de la loi Solidarité et Renouvellement urbains (SRU), les députés organisaient un débat en présence du secrétaire d’Etat au Logement le 3 février. Un bilan que droite et gauche jugent "globalement positif".
Trois associations, Accomplir, SOS Paris et Ensemble rue Baillet, ont demandé, jeudi 27 janvier, au Tribunal administratif d’annuler la révision simplifiée du Plan local d’urbanisme (PLU) décidée en juillet 2010 par le Conseil de Paris. Cette modification permet à la ville d’autoriser le Groupe LVMH, propriétaire de l’ancien grand magasin La Samaritaine, à surélever le bâtiment de plusieurs mètres, côté rue de Rivoli, ce qui priverait de lumière les habitants de l’étroite rue Baillet. Les associations estiment que cette décision représente "un énorme cadeau offert à LVMH". Sur les 67 000 m2 du projet, sont prévus 10 % de logements sociaux et une crèche, l’essentiel étant réservé aux commerces, bureaux, à un hôtel de luxe.
Le conseil municipal de Bordeaux a voté le 31 janvier 2011 un nouveau règlement local de la publicité qui restreint l’affichage publicitaire dans 4 secteurs où de gros projets immobiliers sont en cours, notamment deux éco-quartiers. Le règlement local de la publicité voté en 1991 avait été révisé en 2003. Le travail réalisé en 2010 par une commission comprenant les services, un panel d’élus et des représentants des afficheurs réponds à 3 enjeux : limiter la pollution visuelle dans les nouveaux quartiers, inclure dans le règlement des prescriptions spécifiques aux deux écoquartiers, et enfin mettre un terme à une irrégularité qui a déclenché une guerre entre les afficheurs de la ville et de la communauté urbaine.
Vingt-cinq ans après l’entrée en vigueur de la loi Littoral, la destruction de plusieurs constructions illicites a débuté dans la région niçoise. Francis Lamy, préfet des Alpes-Maritimes, joue l’application ferme du Code de l’urbanisme dans le cadre de la loi Littoral. Symbole de cette rigueur, la démolition entreprise il y a quelques jours des vestiges de la villa Inglès, au cap de Nice, un chantier illégal qui ne respectait pas le permis de construire. Le propriétaire bâtissait en lieu et place un hôtel de 29 chambres modifiant sévèrement le terrain naturel. (…)
Saisi par l’association Coordination pour la sauvegarde du bois de Boulogne, le tribunal administratif de Paris, par un jugement du 20 janvier 2011, a annulé le permis de construire du bâtiment dessiné par Frank Gehry et destiné à accueillir la Fondation Louis Vuitton pour l’art contemporain dans le Jardin d’Acclimatation du bois de Boulogne.
Libération s’est procuré la liste des 931 communes françaises concernées par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), comptant moins de 20% de logements sociaux. Parmi celles-ci, 380 ont dû payer une amende en 2009, faute de s’efforcer de combler leur retard. (…) l’intégralité des villes concernées par la loi SRU en métropole, leur taux de logement social, l’amende effective payée et le coût par habitant
Deux recours aux contentieux, l’un déposé par deux associations d’habitants et l’autre par des élus des oppositions municipales de Courbevoie et de Puteaux, visent à remettre en cause le permis de construire de la Tour Phare accordé en août par la maire de Puteaux, a déclaré un porte-parole du groupe d’opposition PS-EELV-PCF de Courbevoie. Toutefois, ces deux recours n’étant pas suspensifs, ils ne remettent pas en cause le début des travaux prévus début 2012.













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