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Peut-être Dubaï

13 octobre 2010

De Joanne Pouzenc , pour Urbain Trop Urbain

Si le faux était vraiment semblable au vrai, aurait-il moins de valeur? Si l’Alhambra, le Louvre ou le Panthéon étaient reconstruits, strictement à l’identique, dans une ville qui n’existe pas encore, opposerait-on leur inauthenticité à l’émotion esthétique que ces édifices sont de toute éternité capables de nous faire éprouver? Arriverait-on à détacher les canons de la beauté de l’histoire qui a présidé à leur empire esthétique? Kant ou Platon? Dubaï aurait pu tenir lieu d’experientia cruxis à mon questionnement, mais sans doute suis-je trop amoureuse des contradictions et des dilemmes pour en démêler le simulacre et percevoir les nuances que Dubaï chercherait, peut-être, à me dissimuler, derrière ses paravents culturels ou religieux et par-delà ses vitres réfléchissantes et colorées.

Partout, ce verre, partout ces couleurs. Peut-être que d’y évoluer de membrane en membrane ajoutait au soupçon d’irréalité que suggérait Dubaï. La première chose qui me transperça lorsque je débarquai, au milieu du mois d’août, fut en effet cette chaleur humide, qui me donna l’impression immédiate de suffoquer, dès l’ouverture de la première porte automatique coulissante. Dix-huit degrés dedans. Quarante-cinq degrés dehors. Taux d’humidité maximal.

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