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La vague basque crée des remous

9 novembre 2010

De Benjamin Peyrel , pour l’Express

Plébiscitée par les touristes, prisée des riches retraités, la région attire de plus en plus. Mais la médaille a son revers: immobilier en folie, déséquilibres entre la côte et l’intérieur, paysages abîmés…et banalisation d’un Pays qui tient tant à son identité.

« Pauvre Pays basque, si longtemps intact, […] le voici donc qui s’en va tout d’un coup! Le tourisme, qui semblait l’ignorer, l’a enfin découvert. Des milliers d’oisifs, de snobs, accourus des quatre vents de l’Europe, s’y déversent en troupeau chaque année; alors, pour les accueillir et les rançonner, on multiplie les bâtisses à façade tapageuse, les casinos, les voies ferrées et les fils électriques… ». D’un siècle à l’autre -Pierre Loti a écrit ces lignes en 1908- les choses ont-elles vraiment changé? Pas sûr. Certes, on ne construit plus aujourd’hui de casinos sur la Côte basque. Bien sûr, les municipalités enterrent désormais ces câbles inélégants qui faisaient autrefois leur modernité et leur fierté. Mais, aujourd’hui encore, l’auteur de Ramuntcho pourrait entonner sa complainte du progrès: le Pays basque n’en finit plus d’attirer. Au risque de perdre son charme…

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  1. LACANETTE MICHEL permalink
    10 novembre 2010 11:52

    Monsieur,
    Suite à la publication par l’hebdomadaire L’ EXPRESS de votre dossier de presse titré  » Le Pays Basque victime de son succès »( N° 3096 du 03 /11/ 10), je m’autorise à vous soumettre mes remarques concernant cette publication malgré mon origine Béarnaise, mais en tant qu’ amoureux de la beauté basque, diversifiée, forte et discrète ( montagnarde, maritime, saisonnière,
    architecturale, paysagère, joviale et humaine) entièrement façonnée par les hommes anciens mais d’équilibre précaire entre le ciel et l’enfer que les hommes actuels n’ hésitent à bafouer vaillamment, mais pour combien de temps sans risques. Cela fait bien des années que le constat d’ échec que vous faite aurait mérité une réponse de la part des responsables politiques et administratifs. Ces gens là ont préféré faire le choix de l’intérêt individuel à court terme en donnant libre cours aux constructeurs et promoteurs immobiliers avec l’accord tacite de l’Etat Français, alors qu’il aurait fallu avoir une vision à long terme de l’intérêt général pour protéger la population locale.La solution retenue, qui a été la régulation par le marché n’a rien solutionné, bien au contraire. Aujourd’ hui la situation est bloquée,apparemment sans solution de réversibilité. Ce n’est pas le passage de l’autoroute à trois voies qui solutionnera les problèmes et encore moins l’arrivée de la LGV que tout le monde attend avec impatience comme la solution miracle. Bien au contraire, car de ce fait le Pays Basque ne sera pas autre chose que la banlieue Sud de Paris et verra un déferlement de touristes. Les migrateurs de tous genres ne se sont
    trompés, ils y échouent ou font étape. Ce n’est pas non plus, en donnant, part-ci part là, quelques labels rouges aux produits basques, que préconisent certains, que la situation s’ améliorera en laissant faire le temps……. pour croit-on calmer les esprits.
    Au même titre que notre pays est victime de l’immigration extérieure, parce que sujet tabou, que personne n’a voulu aborder, le Pays Basque est victime de l’immigration intérieure, bien plus insidieuse et dévastatrice que la première. En effet, depuis de nombreuses années, il aurait
    fallu lutter fortement contre la sédentarisation des retraités et autres, étrangers à la région, qui occupent inutilement les logements résidentiels ainsi que les infrastructures routières de plus en plus sollicitées en période de vacances et heures de pointes au détriment des forces vives de la
    population. Cette sédentarisation est un véritable cancer qui ronge le Pays Basque et sa côte en particulier, en faussant tout débat public serein. Pour cela, il serait nécessaire de prendre des mesures drastiques de dissuasion de résider sur la côte, notamment en développant
    l’ hébergement en gîtes ou hôtelier de court ou moyen séjour au détriment des logements résidentiels individuels ou collectifs. Egalement, en refusant tout projet immobilier côtier qui n’accorde pas 80% des logements aux natifs locaux. La législation Française actuelle est assez riche et subtile pour répondre à ce besoin sans à avoir recourt à de nouvelles lois. La volonté suffit amplement, mais là, vaste problème…… sans réponse à ce jour et qui malheureusement n’est pas prêt d’en avoir, compte tenu des enjeux économiques imposés de l’extérieur.
    Loin de moi l’idée de faire un sanctuaire du Pays Basque. Cette terre a toujours été une terre d’accueil et de convergence. Ce qu’il faut faire comprendre c’est qu’elle a atteint ses limites en matière d’environnement, d’habitat, d’équilibre social et qu’il est temps que cette situation cesse,
    pour retrouver l’équilibre qui en a fait sa richesse. Mais également faire comprendre à ces gens là que malgré leur richesse et moyen d’acheter, le Pays Basque n’est pas une marchandise monnayable au détriment de ses habitants natifs.
    Si de telles mesures ne sont pas rapidement prises le Pays Basque court le risque de devenir un immense cloaque, gluant et puant, macdonalisé qui fera fuir tout le monde. Comme cela s’est passé dans de nombreuses régions touristiques du monde.
    Osons espérer, que les divers responsables de tutelles, auront le courage de prendre de telles mesures car autrement le Pays Basque risque de voir le dialogue de la bouteille de gaz prendre le dessus. A ce petit jeu tout le monde sera perdant, cela sera déplorable mais trop tard.
    Veuillez croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
    MICHEL LACANETTE
    Adresse Postale:
    Michel LACANETTE
    24 Rue JEAN JAURES
    64400
    OLORON STE MARIE
    Adresse Mail:
    michele.lacanette@wanadoo.fr

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