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Cancún, ville antiécologique

30 novembre 2010

De Emmanuel Steels, pour CyberPresse

D’un côté, il y a la mer turquoise qui s’étend à l’infini. De l’autre, l’horizon est bouché par une rangée de tours, des centaines d’hôtels destinés à héberger les 4 millions de touristes qui viennent chaque année se prélasser sur les plages. Pas de doute: vous êtes à Cancún. La station balnéaire des Caraïbes, qui accueillera le sommet de l’ONU sur le changement climatique, incarne le comble de la voracité hôtelière et de la surexploitation touristique. Le plan d’urbanisme originel établi par les autorités fixe une limite de 30 990 chambres d’hôtel. Il y en a 36 852, soit 6000 de trop.

Sur la plage de Cancún, Alejandra Serrano, avocate du Centre mexicain de droit environnemental (CEMDA), montre du doigt le cynisme des promoteurs qui ont construit des hôtels de plus de sept étages, la limite fixée par la loi: «Ils préfèrent payer l’amende plutôt que de se comporter d’une manière responsable pour l’environnement. C’est plus rentable pour eux.» Mastodonte surmonté d’une tourelle, l’hôtel Riu Cancún a, dans un geste de défi, peint en orange les trois étages qui dépassent la hauteur réglementaire.

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